L'Alliance des Ecoles de France délivre des Titres Certifiés.
Quelles valeurs ont-ils sur le marché de l'emploi ?
TITRES CERTIFIES : Véritables Passeports pour l'Emploi
Les écoles de l’Alliance des Ecoles de France préparent toutes à des Diplômes d’Etat (BTS et bac pro, principalement).
Elles préparent également aux diplômes européens : DEES (Diplômes Européens d’Etudes Supérieures, bac +3) et Masters Européens (bac +5).
Plusieurs proposent ou délivrent aussi des « Titres Certifiés par l’Etat », moins connus des étudiants ou de leur famille.
Les Titres Certifiés (anciens titres homologués) valident des formations dont le contenu pédagogique a été jugé pertinent par la CNCP (Commission Nationale de la Certification Professionnelle) qui associe les ministères concernés et les partenaires sociaux (syndicats et patronat).
La certification garantit également que les formations certifiées répondent aux besoins du marché du travail, et que l’insertion professionnelle des diplômés est satisfaisante.
Régulièrement, les établissements d’enseignement ou centres de formation qui délivrent un titre certifié doivent produire des justificatifs de l’insertion des personnes formées.
Ceci garantit que les « taux d’emploi » annoncés sont bien réels. Les Titres certifiés sont donc un véritable passeport pour un métier, et un emploi.
Ils sont inscrits au RNCP, le Répertoire National de la Certification Professionnelle, tout comme les diplômes d’Etat ou les diplômes des branches professionnelles (appelés « CQP »)
et sont classés par niveau :
niveau V : avant le bac
niveau IV : équivalent au bac
niveau III : bac +2 (équivalent DUT ou BTS)
niveau II : bac +4
niveau I : bac +5 (équivalent Master)
Ces « équivalences » sont uniquement indicatives : un titre de niveau III peut ainsi être délivré après seulement une année de formation. Mais celle-ci est alors plus dense, et correspond au niveau habituellement atteint par un élève ou étudiant de l’éducation nationale en 2 années d’études (plus « légères »)
Parmi les titres certifiés, on peut ainsi citer celui de Secrétaire Médicale (niveau IV), d’Assistant de Direction en Hôtellerie
(niveau III), de Marketing et Management Européen (niveau II) ou de Marketing et Management Appliqué (niveau I).
La recherche par formation sur le site de l’Alliance permet d’identifier les établissements et les formations professionnalisantes qu’ils proposent.
Quelles sont les spécificités du contrat de professionnalisation ?
A qui s'adresse-t-il ?
Le contrat de professionnalisation est un contrat de travail associant une formation théorique dispensée par l'école (entre 1 et 2,5 jours par semaines) et l'acquisition de savoir-faire sur poste de travail en entreprise (entre 2,5 et 4 jours par semaine).
Ce dispositif de formation professionnelle continue permet aux étudiants d'acquérir une qualification professionnelle ou de compléter leur formation initiale par une qualification complémentaire en vue d'accéder à un poste déterminé dans l'entreprise.
Les signataires du contrat
Les jeunes de 16 à 25 ans révolus et les demandeurs d'emploi de plus de 26 ans et plus. Ce contrat doit leur permettre de s'insérer ou se réinsérer professionnellement.
Tous les employeurs assujettis au financement de la formation professionnelle continue, à l'exception de l'Etat et des Collectivités Locales ainsi que leurs établissements publics à caractère administratif mais non leurs établissements ou organismes à caractère industriel et commercial.
Le contrat
Sa forme: il doit être établi par écrit.
Sa durée: peut prendre la forme d'un CDD de 6 à 12 mois minimum, pouvant être étendu à 24 mois, ou d'un CDI dont l'action de professionnalisation de 6 à 12 mois se situe au début du contrat.
Des accords de branches ou interprofessionnels peuvent prévoir l'allongement de la durée du contrat jusqu'à 24 mois, notamment: pour les personnes sorties du système éducatif, sans qualificatif professionnelle reconnue, puis lorsque la nature de la qualification visée ou du diplôme préparé l'exige.
La Formation
Sa durée: comprise entre 15 et 25% de la totale du contrat (minimum 150 heures)
Son financement: prise en charge par l'OPCA (Organisme Paritaire Collecteur Agréé) de l'entreprise.
Statut de l'étudiant
Le titulaire d'un contrat de professionnalisation est salarié de l'entreprise. Il bénéficie de l'ensemble des dispositions législatives, règlementaires ou conventionnelles applicables aux autres salariés dans la mesure où elles ne sont pas incompatibles avec l'objet du contrat.
Le temps consacré à la formation est compris dans l'horaire de travail en vigueur dans l'entreprise.
Rémunération de l'étudiant
Les personnes âgées de 16 à 25 ans révolus perçoivent une rémunération fixée par décret en pourcentage du SMIC* ou salaire minimum conventionnel. Cette rémunération varie en fonction de leur âge et de leur niveau de formation. Les personnes âgées de 26 ans et plus, perçoivent une rémunération qui ne peut être inférieure ni à 85% du salaire minimum conventionnel ni à 100 % du SMIC.
Rémunération minimum:
| - de 21 ans | De 21 à 26 ans | 26 ans et plus | |
| Bac Général | 55% du SMIC* 739,07 €** |
70% du SMIC* 940,63 €** |
100% du SMIC* 1343,77€ ** |
| Bac Pro - Bac Techno - Bac +2 |
65% du SMIC* 873,45 €** |
80% du SMIC* 1075,01€ ** |
*Calcul Barème SMIC 2010 ** Salaire mensuel brut
EXEMPLE DU CALCUL DU SALAIRE DE BASE: 8,86€ de l'heure X 140 heures travaillées dans le mois = 1240,4
Lorsque le salarié atteint les 21 ans en cours de contrat, la rémunération est automatiquement réévaluée à compter du premier jour du mois suivant sa date d'anniversaire, puis quand le salarié atteint les 26 ans en cours de contrat, cela n'a pas d'incidence automatique sur la rémunération, par conséquent le bénéfice de l'exonération de charges reste acquis pour la durée du contrat.
L'entreprise
· Les avantages
- Allègement des côtisations patronales de droit commun (allègement sur les bas salaires "Réduction Fillon") en cas d'embauche de demandeurs d'emploi de 26 à 44 ans.
- Possibilité de prise en charge par les OPCA des dépenses liées à l'exercice du tutorat, pour une durée maximale de 6 mois, quelque soit le nombre de jeunes suivis.
- Aide de l'Etat pendant 2 ans: 200 € la première année et 100 € la deuxième année, en cas d'embauche en contrat de professionnalisation en durée indéterminée.
- Aucune incidence sur le calcul de l'effectif de l'entreprise, sauf en ce qui concerne la tarification des accidents de travail et des maladies professionnelles.
· Engagements pris par l'Entreprise
Le poste occupé par l'alternant doit être en adéquation avec le diplôme qu'il prépare.
Le jeune doit être suivi par un tuteur, choisi par l'employeur parmi les membres de son entreprise. celui-ci doit justifier d'une expérience professionnelle d'au moins deux ans dans une qualification en rapport avec l'objectif de professionnalisation visée. Lorsque le tuteur est salarié de l'entreprise, il ne peut exercer simultanément des fonctions de tutorat à l'égard de plus de trois jeunes. Lorsque le tuteur est l'employeur, il ne peut assurer de tutorat à l'égard de plus de deux jeunes.
L'Ecole
Facturation
- Envoyée directement à l'OPCA en cas de subrogation de paiement.
- Envoyée à l'entreprise qui demandera le remboursement à son OPCA.
Engagement pris par l'école
- Action d'accompagnement et d'évaluation de l'étudiant pendant toute la durée de formation.
- Prise de contact régulière avec les tuteurs.
- Aide à la constitution du contrat de professionnalisation.
Les cas de renouvellement
- Echec aux examens.
- Maladie, accident de travail, maternité.
- Défaillance de l'organisme de formation.
Dans ces cas, un contrat de professionalisation peut être renouvelé une fois.
Démarches à suivre
· Eléments de constitution du dossier
- Liasse CERFA du contrat de professionnalisation dûment complétée et signée par l'employeur et par le jeune,
- Convention de formation professionnelle établie par l'école, signée par l'entreprise, le jeune et l'école,
- Programme et Calendrier de la formation,
- Fiche de compétence du tuteur,
- Curriculum Vitae du jeune.
· Documents à remetrre à l'école
- Un exemplaire original de la Convention de Formation professionnelle signée par les trois parties,
- Une copie de chaque pièce du contrat.
· Traitement du dossier
- Envoi du dossier complet à l'OPCA de l'entreprise au plus tard dans les 5 jours ouvrables suivant la date de début de contrat,
- Vérification en enregistrement des éléments du dossier par l'OPCA et la DDTEFP,
- Renvoi d'un exemplaire du contrat, par la DDTEFP, à l'entreprise et au jeune.
Certaines de nos écoles membres délivrent la formation de secrétaire médicale.
En quoi consiste cette formation ? Où exerce-t-on ce métier ? Quelles sont les qualités recquises pour l'exercer ?
Secrétaire Médicale, un métier d’action au service des autres
D’une durée d’un an, la formation de secrétaire médical(e) se conclue par un examen final composé de 5 épreuves écrites, et d’une épreuve orale de soutenance de stage passée devant un jury de professionnels.
Cette formation est certifiée au niveau IV (niveau bac). Ce titre est reconnu dans les classifications de la fonction publique hospitalière.
Une secrétaire médicale compétente se caractérise par une parfaite maîtrise des techniques de secrétariat et des connaissances médicales suffisantes pour pouvoir juger de l’urgence d’une situation à l’appel d’un patient, pour gérer et classer les dossiers médicaux, transmettre les informations au médecin…
Au programme :
- Des notions de médecine : vocabulaire médical, anatomie humaine, principales pathologies et signes cliniques associés, principaux traitements et examens en vigueur ;
- L’accueil des patients : la manière de les informer, et de les orienter ;
- La communication orale et écrite, la transcription du courrier professionnel (patients, confrères, laboratoires…)
- Les techniques de base du secrétariat : prise de note, utilisation du dictaphone, gestion de l’agenda, maîtrise des logiciels de bureautique (Word, Excel, Outlook, Powerpoint), Internet ;
- La gestion manuelle et informatisée des dossiers patients : utilisation de la « Carte Vitale », relation et suivi des dossiers avec les caisses complémentaires, encaissements des règlements…
Les métiers de la santé connaissent actuellement un essor lié à des évolutions démographiques durables. Le métier de secrétaire médical(e) peut s’exercer dans des structures aussi bien privées que publiques.
- les cabinets médicaux et paramédicaux : médecins, dentistes, infirmiers, kinésithérapeutes, laboratoires ;
- le secteur hospitalier : hôpitaux, cliniques, établissements de soins, de cure ;
- les structures médico-sociales : maisons de retraite, dispensaires, centre médico-pédagogiques (CMP), et médico-psycho-pédagogiques (CMPP), médecine du travail ;
- les services sociaux : PMI, CPAM, CAF, DDASS…
Le référentiel d'Examen
|
ÉPREUVES |
UNITÉS |
FORME |
DURÉE |
COEFFICIENT |
|
E1 Etude de cas médicale |
U1 |
Ecrite |
4h |
6 |
|
E2 Médecine |
U2 |
Ecrite |
2h |
3 |
|
E3 Techniques Comptables |
U3 |
Ecrite |
2h |
1 |
|
E4 Français |
U4 |
Ecrite |
4h |
3 |
|
E51 Economie de la santé E52 Droit |
U5 |
Ecrite Ecrite |
2h |
2 |
|
E6 Soutenance de rapport de stage |
U6 |
Orale |
20 min |
2 |
Pour être reçu à l’examen, il faut obtenir une moyenne de 10/20 sur l’ensemble des épreuves, compte tenu des coefficients.
En cas d’échec à l’examen, les notes égales ou supérieures à 10/20 peuvent être conservées pendant les cinq années qui suivent l’examen.
Des périodes de stage sont également mises en place pour permettre à l’étudiant de se familiariser avec son milieu professionnel, avoir une expérience, et surtout tisser un réseau de connaissances dans le milieu médical, nécessaires pour le futur emploi.
Les activités confiées au stagiaire, se répartissent dans les domaines de la communication, de l’organisation et de la gestion des dossiers. Le rapport de stage qui en découle sert de support à l’épreuve de soutenance.
Le secrétariat médical, c’est une formation accessible à tous niveaux, pour tous ceux et celles qui souhaitent intégrer le milieu du travail, dans une éthique de service et d’écoute des autres.
L’alternance, comment ça marche ?
Dans le principe, c’est très simple ; cela combine phases d’activité professionnelles en entreprise, et phases de formation plus théorique en organisme de formation.
Pourtant, les aspects pratiques sont plus complexes ; de la forme du contrat, au nouveau statut du titulaire, les questions fusent. Voici un petit récapitulatif pour vous aider dans vos démarches.
L’alternance, quel statut ?
Il existe deux procédés de formations en alternance : le contrat d’apprentissage et le contrat de professionnalisation, qui permettent de se former tout en bénéficiant d’une expérience professionnelle reconnue. Dans ces deux cas, il s’agit d’un véritable contrat de travail, qui est passé entre l’étudiant et l’entreprise. Souvent sous la forme d’un CDD, qui dure autant que le temps de formation (par exemple deux ans pour un BTS, et un an pour une licence professionnelle), ce contrat repose sur des engagements réciproques.
L’engagement de l’alternant :
- respecter les règles de fonctionnement de l’entreprise
- effectuer les tâches qui préparent au métier préparé, que l’entreprise lui confie
- suivre avec assiduité les cours en centre de formation
- être présent aux examens
L’engagement de l’employeur :
- assurer à l’alternant une formation professionnelle en cohérence avec le métier choisi
- lui associer un tuteur responsable de sa formation au sein de l’entreprise
- l’inscrire à l’examen
- lui verser une rémunération qui corresponde aux règles en vigueur
Jusqu’à l’âge de 26 ans, l’alternant perçoit une rémunération définie en pourcentage du SMIC (*) en vigueur, en fonction de son âge, et du diplôme en préparation.
Pour un jeune en contrat de professionnalisation de moins de 21 ans, le salaire perçu sera compris entre 55 et 65 % du SMIC. Tandis que pour un jeune, toujours en contrat de professionnalisation, âgé entre 21 et 25 ans, sa rémunération s’élèvera entre 70 et 80 % du SMIC.
L’alternant bénéficie de la même protection sociale que les autres salariés de l’entreprise (sécurité sociale, allocation logement, assurances chômage...). Il bénéficie également des mêmes congés.
Quels diplômes sont concernés par l’alternance ?
L’alternance, n’est en aucun cas réservée à un seul type de formation, bien au contraire.
- CAP
- BP
- Bac Pro
- BTS
- Licence Pro
- Master Pro
- Diplôme d’ingénieur
En ce qui concerne les formations du secteur bancaire et financier, les cursus en alternance possibles, vont du BP Banque au Master professionnel.
L’alternance, pour qui ?
► Contrat d’Apprentissage : Tous jeunes âgés de 16 à 25 ans révolus au début du contrat (au-delà pour un jeune handicapé)
►Contrat de Professionnalisation : Tous jeunes âgés de 16 à 25 ans révolus au début du contrat (au-delà pour un jeune handicapé), et pour le demandeur d’emploi de 26 ans et plus souhaitant acquérir une qualification professionnelle.
Attention ! Dans le secteur de la banque, l’âge minimum pour la signature d’un contrat est de 18 ans.
Pour conclure, l’alternance est faite pour vous, si vous souhaitez développer votre expérience dans votre domaine de formation, et que vous êtes prêt à assumer un statut de salarié, tout en respectant les règles de la vie en entreprise.
(*)SMIC : Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance. En vigueur actuellement à 8.82 € brut par heures travaillées.



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